Les verres correcteurs

Destiné à corriger plusieurs maladies des yeux, notamment la myopie, les amétropies, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, le verre correcteur est plus précisément une lentille optique portée tout près des yeux visant à de corriger ces derniers. Lentilles de contact et lunettes corrigent certaines maladies de l’œil. Les lunettes étant posées près des yeux, les lentilles de contact étant des verres qui s’appliquent directement sur l’œil. Les maladies de la cataracte sont par exemple corrigées par les lentilles intraoculaires. Quant à la myopie, elle est rectifiée par une lentille divergente. Il y a aussi l’hypermétropie qui est corrigée par une lentille convergente. La lentille torique, elle, corrige l’astigmatisme. Quant à la lentille progressive, elle est destinée à la presbytie.

Types de verres

Parmi les types de verres correcteurs, l’on peut distinguer :

La lentille unifocale

Elle sert à corriger une focale. Elle est simple de fabrication : améliorant la vision de loin seule ou bien la vision de près seule.

La  lentille bifocale

Ce sont des anciens verres de type double foyer séparés par une ligne ou par une pastille permettant de corriger à la fois deux focales : la vision de loin et la vision de près. Par ailleurs, il y a les verres appelés trifocaux ou triples foyers. Dans ce type de verre, on obtient 3 puissances : la vision de près, la vision intermédiaire et la vision de loin. Ceux-ci deviennent de plus en plus rares, car remplacés par les verres progressifs qui nous procurent une vision plus nette, et ce pour toutes les distances outre le confort qu’ils procurent. Ceux-ci sont par ailleurs plus esthétiques et plus complexes dans leur fabrication. Et enfin, il y a le type de verre asphérique dont la distance focale varie en rapport à l’écart depuis le centre optique. Ce dernier type de verre offre le meilleur confort visuel précisément pour les hypermétropes. Il est généralement recommandé pour les forts cas d’hypermétropies ou d’astigmatisme.

Les matériaux

Les verres correcteurs, de par les matériaux qui les constituent peuvent être : un verre minéral, fabriqué avec de la silice. Il est caractérisé par son excellente qualité en termes d’optique, ainsi que sa forte résistance à la rayure. Utilisé jusqu’à ce jour pour les cas de myopie très forte.

Le verre organique CR39 ou plastique est un verre de haute qualité d’optique. C’est une matière très légère et elle est assez résistante face aux cassures. On lui reconnaît tout de même quelques défauts : sa résistance est assez faible face au perçage. En outre, il présente une faible protection contre les rayons UV. Il est tout de même reconnu comme le matériau le plus vendu en termes d’optique dû aussi au fait qu’il présente un meilleur rapport qualité-prix.

Le MR8 est un verre organique représentant le plus de vente après le CR39. Mais contrairement au CR39, ce verre résiste mieux aux chocs. Il est surtout recommandé pour les montures percées et présente une bonne protection contre les rayons UV.

Trivex est un verre très résistant et paradoxalement au polycarbonate, il est résistant face à des solvants chimiques acétone ou bien face à l’alcool. Matière peu répandue, mais avec un indice de protection aux UV est de 100 %.

Pour le Polycarbonate de bisphénol A, la qualité optique est assez médiocre. L’indice de protection UV est toutefois total. Ce verre n’est pas résistant face aux agressions chimiques comme l’acétone ou l’alcool. Cette matière est surtout utilisée pour les lunettes de sécurité ou pour les sports à la vue. Il est en outre très sensible face aux rayures, si non traité.

Les verres organiques à indice élevé comme le polythiouréthane sont des plastiques avec des verres plus fins et lourds.

La table de propriété des matériaux présente l’indice, le nombre d’abbé, la densité, l’UVB et l’UVA, la lumière réfléchie ainsi que l’épaisseur minimale pour chaque type de matériaux.

Les fabricants de verres correcteurs

Parmi les fabricants de verres mondiaux se trouvent : Essilor qui commercialise des verres correcteurs de haute qualité ainsi que de nombreux équipements optiques et ophtalmiques. On leur doit la création du verre progressif qui est une véritable révolution dans le monde de l’optique. Essilor détient le plus grand marché de verres correcteurs dans le monde. Il y a par ailleurs Carl Zeiss Vision qui est une société mondialement connue grâce à leurs savoir-faire dans la technologie optoélectronique et optique. Vision Care qui est un groupe appartenant à Carl Zeiss Vision offre des matériels optique et verres correcteurs qui satisfont jusqu’à ce jour bon nombre de consommateurs dans le monde. Sans oublier, Hoya connue comme le deuxième verrier mondial, Rodenstock, BBGR ou encore Mega optic et bien d’autres encore.

Le traitement des verres correcteurs

Plusieurs traitements peuvent être effectués sur les verres correcteurs. Il y a le traitement antireflet, le traitement anti-UV, le traitement pour les rayures, le traitement antisalissure.

Le traitement antireflet consiste en une superposition de couches d’oxydes sous vide : couches assez minces obtenues par une pulvérisation ionique. Les avantages sont : la disparition des reflets comme pour les phares de voiture, la suppression des anneaux myopiques ainsi qu’une meilleure définition visuelle.

 Le traitement anti-UV est spécifique au verre organique. On reconnait généralement sa présence grâce au nom commercial des verres, Neva Max UV par exemple pour BBBGR, ou Crizal Forte UV pour Essilor, ou encore Perfekt UV pour Krys.

Le traitement pour restreindre les rayures sont des vernis protecteurs destinés aux verres organiques et au polycarbonate. Ceux-ci endiguent l’apparition des rayures causées dans la plupart des cas par le nettoyage des verres.

Et enfin, le traitement antisalissure présente plusieurs fonctions : contre la poussière, les gouttes d’eau ou buées, et le dépôt de gras comme le sébum de la peau ou les traces de doigts qui se collent sur le verre.

Prescription des verres correcteurs

L’ophtalmologue prescrit les verres correcteurs en France. On trouve sur l’ordonnance les différents paramètres de correction, notamment, la puissance de chaque œil, la correction pour l’astigmatisme ainsi qu’une correction supplémentaire pour la vision de près.

Il est toutefois admis que l’écart inter pupillaire ou mesure d’écartement entre les yeux ainsi que les données précises de centrage sont données par les opticiens pour que les verres soient parfaitement centrés selon la position des yeux et les lunettes choisies. Paradoxalement, l’opticien ne peut décider concernant la première utilisation d’un verre progressif.

Les opticiens peuvent en outre délivrer les lunettes, même en l’absence de prescription médicale, lors d’un renouvellement des prescriptions initiales de verres correcteurs d’au moins 3 ans, sauf pour les moins de16 ans.

Les verres correcteurs possèdent chacun leurs propres propriétés, avec des traitements spécifiques selon chaque fabricant. Afin de connaître les meilleurs types de verres, il importe de connaître la maladie de l’œil et d’accorder chaque type selon les propriétés de chaque œil. Les prescriptions se feront chez l’ophtalmologue, sauf pour quelques exceptions dans lesquelles, l’opticien aura le droit de prescrire les types de verre qui conviendront aux caractéristiques de chaque œil des patients.